La politique des temps : un colloque le 29 octobre prochain

La “politique des temps” est née en Italie dans les années 90 et a désormais acquis une dimension européenne.

S’intéresser aux “temps de la ville”,  c’est aller au-delà du traitement urbanistique, paysager ou architectural d’une ville en prenant en compte les usages et l’histoire des territoires.

Le territoire et la personne sont des ressources, le territoire se construisant à partir de la personne dans la politique urbaine.

Il est question de démocratie participative, des rapports entre individu et collectif, entre le particulier et le général.

“Temps urbain, temps de chacun(e) : ainsi pourrait être résumé l’enjeu d’une nécessaire redisposition des temps, des espaces et des personnes. C’est de proximité qu’il est ici question, non dans le sens d’un renfermement sur fond de méfiance de l’Autre, mais dans le souci de mener des politiques urbaines « à la dentelle », de fignoler à partir du concret les transformations proposées, d’inventer un futur en respectant toutes les données vivantes du présent. Le saut culturel appelle une modification profonde des pratiques qui réponde plus finement à la demande.

Longtemps la ville a été rythmée par l’horloge industrielle. Remplaçant le clocher et le tocsin qui rythmèrent nos campagnes, les portes des usines ont organisé un espace public, façonné dès l’origine pour « fixer » des populations laborieuses près des manufactures puis des centres industriels. L’éclatement du procès industriel, la montée d’une société dite de services ont révélé les désynchronisations qui affectent la click here ville. La fin du « temps industriel » s’est agglomérée à la dissociation des espaces uniques (on ne travaille plus forcément là où l’on vit), l’écartèlement des pratiques par l’intensification des mobilités, la multiplication des situations complexes (familles recomposées, doubles résidences, travail chez soi,…). Ces désynchronisations sont devenues source des souffrances individuelles (« je n’arrête pas de courir »), collectives (embouteillages, détournement d’usages) et d’aggravation des inégalités. Des oppositions récurrentes ont été repérées entre résidents et noctambules, salariés et touristes, jeunes et seniors, les femmes et les enfants en payant le prix fort. Sur fond de développement de la crise économique et sociale, d’un délitement de valeurs communes, les « ruptures » de lien urbain se sont multipliées. Le seul traitement urbanistique, paysager ou architectural n’a pu suffire à corriger l’affaire.”

(Les paradoxes de la participation, Ville et politiques temporelles, Patrick Vassallodu même auteur)

Comment aborder cette thématique?

En travaillant la ville et les problématiques de genre, l’égalité des chances, la participation citoyenne, la cohésion sociale…

Vous avez envie de vous inscrire dans cette démarche temporelle?

Nous vous proposons une rencontre en amont d’un colloque qui se tiendra le 29 octobre 2015 au Château de Monceau-Sur-Sambre.

Merci de marquer votre intérêt auprès d’Annelise, responsable de projets à la mpa, pour le 15 août au plus tard par mail à l’adresse annelise@mpa80.be.

Nous programmerons ensuite une 1ère réunion de travail avec celles et ceux qui le souhaitent.